Pour des raisons de réglementations électorales, les billets sur ce blog sont arrêtés jusqu'à dimanche soir, et il n'est plus possible de déposer des commentaires.
A dimanche !
Pas d'écologie sans les écologistes
Rose-Marie Véron : 50 ans, mariée, deux enfants
Adjointe au maire d'Angers chargée de l'Action et animation sociales, Santé, Handicap, Vice présidente du Centre Communal d'Action Sociale, Conseillère communautaire à Angers Loire Métropole ,Responsable Environnement dans une entreprise de BTP (ingénieur en Hygiène, sécurité, environnement)
Adjointe au maire d'Angers chargée de l'Action et animation sociales, Santé, Handicap, Vice présidente du Centre Communal d'Action Sociale, Conseillère communautaire à Angers Loire Métropole ,Responsable Environnement dans une entreprise de BTP (ingénieur en Hygiène, sécurité, environnement)
vendredi 8 juin 2007
mercredi 6 juin 2007
Pourquoi vous pouvez voter Vert au 1er tour ?
La question du vote « utile » (comme si voter n’était pas en soi utile ! )
Pour beaucoup d’électeurs sensibles à l’écologie, la crainte d’un raz de marée UMP incite à voter PS dès le 1er tour.
La crainte de l’absence du candidat de gauche au 2ème tour : aux élections législatives, un candidat qui dépasse 12,5 % des électeurs inscrits peut se maintenir au 2ème tour. Les circonscriptions où la gauche risque d’être absente au 2ème tour sont rares. Dans toutes les autres, cette crainte n’est pas justifiée. En particulier dans les circonscriptions clairement ancrée à gauche, cet argument ne doit pas vous empêcher de voter Verts.
La crainte que le candidat de droite passe dès le 1er tour : que l’on vote pour un candidat PS ou un candidat Vert, cela diminue exactement de la même façon le score du candidat UMP, ou FN ou MoDem ou UDF. Ce n’est donc pas un argument pour vous empêcher de voter Verts.
La question de l’utilité du vote Verts
C’est vrai quoi. Puisque le ou la candidate des Verts ne va pas être élu(e), à quoi ça sert de voter pour lui ou pour elle ?
Le poids politique : augmenter le score des Verts au 1er tour, c’est montrer aux autres partis politiques l’importance des questions écologiques d’une part, et c’est montrer que les Verts sont les mieux placés pour les traiter. Cela nous servira dans les négociations des prochaines élections (municipales et cantonales l’année prochaine), et dans les dossiers en cours.
Les moyens de travailler et d’agir : chaque voix du 1er tour nous fera bénéficier du financement public, à raison d’ 1,66 €uros par an. Plus les Verts récolteront de suffrages au 1er tour, plus ils auront les moyens de se développer, de communiquer, bref, de faire avancer l’écologie partout, où ils sont déjà et où ils ne sont pas encore.
Un deuxième soutien financier : les candidats Verts qui dépasseront 5% des suffrages exprimés seront remboursés de leurs dépenses de campagne électorale. Si ce n’est pas le cas, ces dépenses qu’il faut payer amputent d’autant les possibilités d’action future.
Le mot de Lapalisse
Si vous ne votez pas Verts au 1er tour alors même qu’il y a un ou une candidate des Verts, vous pourrez d’autant moins le faire au 2ème quand il n’y en aura plus ! ! !
Pour résumer
A part dans quelques circonscriptions ciblées, les électeurs qui veulent voir progresser l’écologie dans la politique doivent vraiment nous apporter leur soutien au 1er tour, en votant pour le ou la candidate des Verts.
Pour beaucoup d’électeurs sensibles à l’écologie, la crainte d’un raz de marée UMP incite à voter PS dès le 1er tour.
La crainte de l’absence du candidat de gauche au 2ème tour : aux élections législatives, un candidat qui dépasse 12,5 % des électeurs inscrits peut se maintenir au 2ème tour. Les circonscriptions où la gauche risque d’être absente au 2ème tour sont rares. Dans toutes les autres, cette crainte n’est pas justifiée. En particulier dans les circonscriptions clairement ancrée à gauche, cet argument ne doit pas vous empêcher de voter Verts.
La crainte que le candidat de droite passe dès le 1er tour : que l’on vote pour un candidat PS ou un candidat Vert, cela diminue exactement de la même façon le score du candidat UMP, ou FN ou MoDem ou UDF. Ce n’est donc pas un argument pour vous empêcher de voter Verts.
La question de l’utilité du vote Verts
C’est vrai quoi. Puisque le ou la candidate des Verts ne va pas être élu(e), à quoi ça sert de voter pour lui ou pour elle ?
Le poids politique : augmenter le score des Verts au 1er tour, c’est montrer aux autres partis politiques l’importance des questions écologiques d’une part, et c’est montrer que les Verts sont les mieux placés pour les traiter. Cela nous servira dans les négociations des prochaines élections (municipales et cantonales l’année prochaine), et dans les dossiers en cours.
Les moyens de travailler et d’agir : chaque voix du 1er tour nous fera bénéficier du financement public, à raison d’ 1,66 €uros par an. Plus les Verts récolteront de suffrages au 1er tour, plus ils auront les moyens de se développer, de communiquer, bref, de faire avancer l’écologie partout, où ils sont déjà et où ils ne sont pas encore.
Un deuxième soutien financier : les candidats Verts qui dépasseront 5% des suffrages exprimés seront remboursés de leurs dépenses de campagne électorale. Si ce n’est pas le cas, ces dépenses qu’il faut payer amputent d’autant les possibilités d’action future.
Le mot de Lapalisse
Si vous ne votez pas Verts au 1er tour alors même qu’il y a un ou une candidate des Verts, vous pourrez d’autant moins le faire au 2ème quand il n’y en aura plus ! ! !
Pour résumer
A part dans quelques circonscriptions ciblées, les électeurs qui veulent voir progresser l’écologie dans la politique doivent vraiment nous apporter leur soutien au 1er tour, en votant pour le ou la candidate des Verts.
dimanche 3 juin 2007
L'assurance maladie solidaire en danger
L'assurance maladie solidaire en danger
Nouvelle ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dût son image de "gaulliste sociale" en pâtir, sera chargée d'organiser et de mettre en musique les diverses "franchises" promises par le candidat Sarkozy pour le plus grand dommage de la santé publique et des plus pauvres. Il est important d'en dénoncer les dangers et de signer la pétition ci-dessous, que nous avons déjà affichée sur ce blog le 8 avril dernier et qui a déjà recueilli plus de 35000 signatures :
En matière d’assurance maladie l’U.M.P. et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : selon eux, l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients ! Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est-à-dire les pénaliser financièrement, pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».
Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1 € par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 € sur les actes supérieurs à 91 €, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.
Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant qu'il mettra en place une « FRANCHISE », c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. "Franchise" qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.
Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé, dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :
Franchise = Régression sociale : Dans son principe même, une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.
Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes : Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés, ce n’est pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la "franchise" si jamais elle voit le jour. La "franchise", c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la C.M.U..
Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais, au-dessus du montant de la franchise, ce sera, sinon gratuit, du moins « comme avant ».
La cible de cette mesure, ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs, qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et, bien évidemment, pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. C'est l'inverse d’une politique cohérente de santé publique.
Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.
Franchise = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable », c'est-à-dire que, « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente, on pourrait augmenter le montant », de sorte que, comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la "franchise" augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.
Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.
On peut encore signer la pétition en ligne : http://www.appelcontrelafranchise.org/signer.php.
Nouvelle ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dût son image de "gaulliste sociale" en pâtir, sera chargée d'organiser et de mettre en musique les diverses "franchises" promises par le candidat Sarkozy pour le plus grand dommage de la santé publique et des plus pauvres. Il est important d'en dénoncer les dangers et de signer la pétition ci-dessous, que nous avons déjà affichée sur ce blog le 8 avril dernier et qui a déjà recueilli plus de 35000 signatures :
En matière d’assurance maladie l’U.M.P. et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : selon eux, l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients ! Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est-à-dire les pénaliser financièrement, pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».
Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1 € par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 € sur les actes supérieurs à 91 €, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.
Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant qu'il mettra en place une « FRANCHISE », c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. "Franchise" qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.
Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé, dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :
Franchise = Régression sociale : Dans son principe même, une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.
Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes : Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés, ce n’est pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la "franchise" si jamais elle voit le jour. La "franchise", c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la C.M.U..
Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais, au-dessus du montant de la franchise, ce sera, sinon gratuit, du moins « comme avant ».
La cible de cette mesure, ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs, qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et, bien évidemment, pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. C'est l'inverse d’une politique cohérente de santé publique.
Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.
Franchise = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable », c'est-à-dire que, « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente, on pourrait augmenter le montant », de sorte que, comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la "franchise" augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.
Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.
On peut encore signer la pétition en ligne : http://www.appelcontrelafranchise.org/signer.php.
Santé et Assurance Maladie : ministres nouveaux, politique ancienne
Roselyne Bachelot à la Santé, Eric Woerth à l’Assurance Maladie : il n’y aura pas de politique de santé, mais une politique des comptes à l’ancienne, en droite ligne de celles menées sans succès depuis 30 ans : augmentation des cotisations, réduction des remboursements.
Seront instaurées des franchises sur les assurés, qu’on prétend ainsi « responsabiliser », comme si il n’y avait pas d’autres « responsables » de l’augmentation des dépenses de santé.
L’objectif n’est pas de maîtriser les dépenses de santé puisque Nicolas Sarkozy revendique un objectif de croissance supérieure au P.I.B., ce qui correspond exactement à ce qu’a demandé avec force l’industrie pharmaceutique pendant cette campagne.
Le système de franchise tourne le dos à une vraie politique de santé, pénalisant les plus fragiles, élargissant le fossé dans l’accès aux soins, et donc celui des inégalités sanitaires qui sont déjà parmi les plus élevées en Europe.
En toute cohérence, les assurances privées se présenteront bientôt pour combler les manques d’une assurance maladie déficiente et mettre fin ainsi au système solidaire actuel.
Une autre politique de santé et d’assurance maladie est possible : refonder système de santé, s’attaquer aux causes environnementales et comportementales des maladies, rendre plus cohérent et plus efficace le système de santé et mettre en place une vraie démocratie sanitaire pour utiliser au mieux les ressources considérables mises dans notre système de santé.
Les Verts proposent une vision pour l’avenir. Ce gouvernement une fois encore n’instaure aucune rupture avec les politiques menées ces dernières années.
Les Verts
Seront instaurées des franchises sur les assurés, qu’on prétend ainsi « responsabiliser », comme si il n’y avait pas d’autres « responsables » de l’augmentation des dépenses de santé.
L’objectif n’est pas de maîtriser les dépenses de santé puisque Nicolas Sarkozy revendique un objectif de croissance supérieure au P.I.B., ce qui correspond exactement à ce qu’a demandé avec force l’industrie pharmaceutique pendant cette campagne.
Le système de franchise tourne le dos à une vraie politique de santé, pénalisant les plus fragiles, élargissant le fossé dans l’accès aux soins, et donc celui des inégalités sanitaires qui sont déjà parmi les plus élevées en Europe.
En toute cohérence, les assurances privées se présenteront bientôt pour combler les manques d’une assurance maladie déficiente et mettre fin ainsi au système solidaire actuel.
Une autre politique de santé et d’assurance maladie est possible : refonder système de santé, s’attaquer aux causes environnementales et comportementales des maladies, rendre plus cohérent et plus efficace le système de santé et mettre en place une vraie démocratie sanitaire pour utiliser au mieux les ressources considérables mises dans notre système de santé.
Les Verts proposent une vision pour l’avenir. Ce gouvernement une fois encore n’instaure aucune rupture avec les politiques menées ces dernières années.
Les Verts
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